
Originaire des régions montagneuses d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord, le rhododendron (Rhododendron), arbuste ornemental rustique au feuillage persistant, éblouit par ses fleurs imposantes aux multiples nuances (blanc, rouge, rose, violet, orange…). Sous nos latitudes, il mesure de 1 m à 5 m, selon l’espèce – on en dénombre plus de 1 000 à travers le monde, dont des variétés géantes. Apprécié pour son port élégant, il a toute sa place au jardin,
où il attire de nombreux insectes pollinisateurs.

1. Mettez-le en terre au début de l’automne ou au printemps, à mi-ombre (vous pouvez choisir un coin du jardin plus ensoleillé si vous habitez une région au climat tempéré),
dans un sol acide, voire neutre – attention, il ne s’épanouira pas dans une terre calcaire –, bien drainé. L’idéal est de le planter sous de grands arbres, qui lui apporteront une ombre bienvenue.
2. Creusez un trou deux fois plus large que le plant, dans le fond duquel vous déposerez des aiguilles de pin ou de la tourbe si votre sol est neutre. Mettez la motte en place après l’avoir bien humidifiée, en veillant à ne pas trop enterrer le collet (la partie située entre le système racinaire et la tige). Recouvrez de terre
de jardin additionnée d’un peu de terre de bruyère.
3. Arrosez abondamment et paillez, si possible avec des écorces (ou des aiguilles) de pin, du bois raméal fragmenté ou des feuilles mortes.
Pendant les premières années qui suivent la plantation, maintenez le sol légèrement humide, mais sans excès, au risque
de faire pourrir les racines de votre rhododendron. Arrosez-le avec de l’eau de pluie – évitez l’eau du robinet, souvent trop calcaire.
Renouvelez régulièrement le paillage, et enrichissez la terre avec un engrais spécial plantes de terre de bruyère au printemps.
Après la floraison, coupez les branches mortes et supprimez les fleurs fanées (portez des gants, voir encadré « Attention, toxique ! »), afin d’encourager une nouvelle floraison.

Le rhododendron fleurit pendant 3 à 6 semaines entre avril et juin, et même jusqu’en juillet pour les espèces à floraison tardive (‘Aladdin’, ‘Polar Bear’…).
Si vous souhaitez composer un bouquet, portez des gants au moment de la coupe, car les feuilles, tiges et fleurs de la plupart des espèces sont toxiques. Elles contiennent des neurotoxines appelées grayanotoxines. C’est la raison pour laquelle le miel de rhododendron a été surnommé « miel qui rend fou » : on raconte d’ailleurs qu’au ier siècle avant J.-C., l’armée romaine menée par Pompée aurait été empoisonnée par Mithridate VI, roi de Perse, qui avait placé sur son chemin des jarres remplies d’hydromel à base de ce miel toxique. Les soldats, qui ne résistèrent pas à ce breuvage réconfortant, furent vaincus au combat, affaiblis par des hallucinations, nausées et troubles digestifs.
Si vous souhaitez composer un bouquet, portez des gants au moment de la coupe, car les feuilles, tiges et fleurs de la plupart des espèces sont toxiques. Elles contiennent des neurotoxines appelées grayanotoxines. C’est la raison pour laquelle le miel de rhododendron a été surnommé « miel qui rend fou » : on raconte d’ailleurs qu’au ier siècle avant J.-C., l’armée romaine menée par Pompée aurait été empoisonnée par Mithridate VI, roi de Perse, qui avait placé sur son chemin des jarres remplies d’hydromel à base de ce miel toxique. Les soldats, qui ne résistèrent pas à ce breuvage réconfortant, furent vaincus au combat, affaiblis par des hallucinations, nausées et troubles digestifs.