La châtaigne : une douceur sucrée-salée

Panier de saison
Longtemps, elle a été la « viande du pauvre » et des repas quotidiens hivernaux. Aujourd’hui, elle est associée aux plats de fêtes, et c’est une friandise de Noël quand elle a été confite dans le sucre.
Un article de
Jean-Paul Frétillet et Lucie Tavernier

C’est quoi ?

Le châtaigner est l’« arbre à pain », répandu dans les secteurs montagneux comme les Cévennes ou la Corse – deux régions reconnues en AOP, appellation d’origine protégée, pour la châtaigne. Longtemps, elle a été la « viande du pauvre » et des repas quotidiens hivernaux. Aujourd’hui, elle est associée aux plats de fêtes, et c’est une friandise de Noël quand elle a été confite dans le sucre. 

La bonne saison

Les bogues contenant les châtaignes tombent à l’automne. Les paysans les ramassent, en extraient les fruits, qu’ils font sécher avant de les conserver au froid tout l’hiver. 

Bien la choisir et la conserver

Le marron (à ne pas confondre avec le fruit du marronnier d’Inde, non comestible) est une châtaigne, plus grosse, plus bombée. La châtaigne est d’un calibre plus petit et se distingue par une face plane. Elle doit être lourde dans la main, brillante, et l’épiderme bien adhérent au fruit intérieur. Une fois épluchée, on peut la garder 4 à 5 jours au frigo, ou la congeler.

À table !

La châtaigne se mérite ! Il faut l’inciser, la plonger dans une eau bouillante pendant 4 min, puis ôter l’écorce et retirer la peau (au goût amer). Ensuite la cuire à l’eau pendant 20 min avant d’en faire des confitures, des purées, des soupes ou de s’en servir comme garniture autour d’une dinde rôtie.

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Crédit photo :
© shutterstock
Article paru dans le n°
14
du magazine.

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