Sara Stahl, fondatrice du centre de soins Les P’tits Kipik

3 questions à...
Essentiel à la biodiversité, le hérisson est aujourd’hui menacé et disparaît peu à peu de nos campagnes. Sara Stahl, amoureuse de cette espèce, consacre tout son temps libre à la sauvegarde de ce petit mammifère.
Un article de
Céline de Quéral

Comment est né ce projet ?

C’est à la fois le fruit d’un hasard et d’un coup de foudre : un jour, mon mari et moi avons trouvé un bébé hérisson qui était manifestement en difficulté. Nous n’avions à l’époque aucune expérience de la faune sauvage. Nous avons alors contacté le CEDAF (Centre d’accueil de la faune sauvage) qui, au fil des échanges, nous a proposé de devenir bénévoles. Après plusieurs années de formation, nous avons créé un centre de soins pour hérissons, Les P’tits Kipik, dans notre jardin, en Île-de-France.

C’est l’heure du médicament pour cette petite hérissonne surnommée Shadow, arrivée au centre avec une grosse bronchite.

Quel est votre quotidien ?

Le matin, avant de partir travailler, nous administrons aux hérissons malades leur traitement et nous nous occupons des plus jeunes. Le soir, c’est nettoyage complet des cages avec poursuite des soins, puis nous dînons en vitesse avant de nous consacrer à l’administratif !

Sara et son mari s’occupent d’environ 200 hérissons par an. La soigneuse alerte : d’ici 2050, cet animal pourrait avoir totalement disparu.


Que faire si l’on trouve un hérisson mal en point ?

C’est un animal nocturne : si vous en voyez un au soleil en pleine journée, c’est mauvais signe. Placez-le sur une serviette dans un carton, avec une bouillotte chaude (ou une bouteille d’eau chaude recouverte d’une chaussette), et ce même s’il fait très chaud – le hérisson est sans doute en hypothermie. Amenez-le ensuite dans un centre de soins de la faune sauvage (reseau-soins-faune-sauvage.com). Et ne lui donnez jamais de pain trempé dans du lait : il ne digère pas le lactose, qui va s’avérer mortel.

Son parcours

Coordinatrice dans un mouvement d’éducation populaire, Sara s’est formée pendant six ans à l’École vétérinaire de Maisons-Alfort, sur ses jours de congé et ses vacances (deux ans de formation à plein temps auprès de l’espèce à laquelle on se consacre sont obligatoires pour devenir capacitaire faune sauvage). Elle est ensuite passée devant un jury de professionnels, qui lui a donné l’autorisation d’ouvrir un centre de soins.

Coordinatrice dans un mouvement d’éducation populaire, Sara s’est formée pendant six ans à l’École vétérinaire de Maisons-Alfort, sur ses jours de congé et ses vacances (deux ans de formation à plein temps auprès de l’espèce à laquelle on se consacre sont obligatoires pour devenir capacitaire faune sauvage). Elle est ensuite passée devant un jury de professionnels, qui lui a donné l’autorisation d’ouvrir un centre de soins.

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Crédit photo :
DR
Article paru dans le n°
11
du magazine.

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